Sauvons les richesses de la vallée du Larboust.
La Fondation du Patrimoine vient au secours des fresques de l’église de Cazeaux de Larboust.
Eglise Sainte Anne de Cazeaux de Larboust. Les travaux de réfection de la couverture ont été engagés depuis quelques jours, par la commune. Ces interventions ont été préconisées par les architectes du patrimoine à l’issue de l’étude diagnostique menée sous la maîtrise d’ouvrage scientifique et technique de la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC).

Signature de la Convention d’entraide de la Fondation du Patrimoine avec la commune de Cazeaux de Larboust. C’est dans l’étonnant cadre, de l’église Sainte Anne de Cazeaux, que c’est déroulé l’engagement officiel. Avec, madame Christine Toulas déléguée pour le Comminges de la Fondation du Patrimoine, Andrée Condesse Ajointe au Maire, Françoise Lavit conseillère municipale, et Alain D’haene président de l’association Sauvons les fresques de l’église de Cazeaux. Nouvelle Page FB : Patrimoine Vallée du Larboust – Site de l’Association
Classée au titre des Monuments historiques depuis 1921,
l’église, Sainte-Anne, de Cazeaux de Larboust, a conservé cet ensemble exceptionnel malgré les transformations intervenues au cours des siècles. L’abside et les parties basses des murs avaient en effet été recouvertes d’un badigeon blanc, probablement au XVIIe siècle. Ces peintures murales ont été redécouvertes en 1873 par le peintre luchonnais Bertrand Bernard.
Les fresques de l’église Sainte-Anne constituent l’un des ensembles de peinture murale les plus remarquables des Pyrénées. Réalisées dans la seconde moitié du XVe siècle, elles sont peintes a fresco, c’est-à-dire directement sur un enduit de chaux encore humide. Cette technique permet aux pigments de pénétrer dans l’enduit et explique leur remarquable conservation après plus de cinq siècles.
Un véritable « livre d’images »
À une époque où la plupart des habitants ne savaient pas lire, les fresques servaient à raconter l’histoire du salut selon la Bible. Le décor est organisé comme un parcours spirituel.
L’abside, derrière l’autel, est consacrée à la Vierge Marie, où elle est élevée au ciel par des anges musiciens. Le Christ en majesté, entouré des symboles des quatre évangélistes. Des scènes de la Nativité, de l’Adoration des bergers et de la Flagellation du Christ. Adam et Ève : les origines de l’humanité. Sur l’un des murs de la nef se déploie le récit de la Genèse. La création d’Ève, née d’une côte d’Adam endormi. Le péché originel, où le serpent, représenté sous une forme féminine, pousse Ève à manger le fruit défendu. L’expulsion du Paradis.
