Céline ambassadrice du Comminges et des danses occitanes en Bulgarie !
Céline Castex : « Je vous envoie (photo)* un petit souvenir du voyage du drapeau occitan de La Pastorala en Bulgarie ! Le festival Folk Marathon s’est très bien passé et a été source de découvertes, en matière de danses et de musique. « (*Céline était porteuse du drapeau Occitan dera Pastorala)
des danseurs et des passionnés de musique folk
Le Folk Marathon est un festival de cinq jours à but non lucratif qui réunit des musiciens, des danseurs et des passionnés de musique folk, traditionnelle et du monde au moment du Nouvel An. Cette année, près de 300 participants d’une trentaine de nationalités se sont réunis pour un échange passionnant de musique, de danse et de créativité à Sofia, en Bulgarie. Un lieu façonné par une histoire séculaire, mais qui porte aussi l’esprit d’une capitale européenne contemporaine.
Céline : « Parmi les 130 ateliers, l’Occitanie avait sa place, avec mon atelier d’initiation aux danses collectives pour partager les rythmes entraînants et la joie du bal occitan avec une quarantaine de curieux. Après un échauffement sur la polka Chispeta d’Eth Chot, le Branlou et la Pometa de Frezinat ont été particulièrement plébiscités. C’est alors qu’un événement charmant s’est produit : attirés par la mélodie du Branlou, un groupe de musiciens italiens a rejoint la salle. L’un d’eux, originaire de Turin, a pointé du doigt, interloqué, le drapeau occitan de La Pastorala accroché au mur. « L’Occitania, ici ? Mais c’est chez moi, en Piémont ! », s’est-il exclamé. Preuve que la culture occitane dépasse les frontières administratives et que la musique, décidément, rapproche les peuples. »
Céline a fait découvrir la Promenade à trois, une danse en cortège de triplettes, ressuscitée grâce au travail minutieux de Michèle Soumaire, professeure à l’atelier de danse de Gourdan-Polignan, qui en a retrouvé les pas et la musique près de vingt-cinq ans après les avoir entendus. Qui sait si l’un des danseurs suédois ou estoniens, reparti en sifflotant l’air, ne sera pas à son tour porteur de cette renaissance ?
Aujourd’hui, des Kurdes, Danois, Polonais, Bulgares, Autrichiens, Américains, Grecs, Finlandais, Écossais et bien d’autres dansent le Branlou. La transmission, notion au cœur des danses traditionnelles, prend ici tout son sens : une mélodie, une suite de pas, et voilà qu’un patrimoine local devient patrimoine partagé.
À suivre, donc, dans les festivals à venir : l’Occitanie danse loin de chez elle, et son cercle s’agrandit.

Photo céline : Atelier de chants polyphoniques bulgares de Nina Wasilewa
